La Chine et ses 10 berceaux du Kung-fu

Tai chi

Le Kung-fu chinois ou Wushu est un art martial rassemblant différents styles et techniques de combats. Pendant des siècles de développement, il est principalement utilisé pour s’entraîner physiquement, la légitime défense, la compétition et améliorer l’autodiscipline.

Dix villes en Chine sont considérées comme les berceaux du kung-fu.

1 – Le comté de Wen, Henan

Implanté dans la ville de Jiaozuo, dans la province du Henan, le comté de Wen est surtout connu pour être le berceau du Tai-chi-chuan. L’artiste martial Chen Wangting (1580-1660) a fait la renommée du village Chenjiagou en développant le Tai chi et en intégrant, au milieu du XVIIème siècle, les forces des styles d’arts martiaux élaborées par le général Ming Qi Jiguang (1528-1588) et les différents éléments de la philosophie chinoise dans sa pratique traditionnelle et familiale au milieu. Chen a formé un style de Tai chi qui est à l’origine des quatre autres styles, notamment le Yang, le Wu, le Sun et le Woo. Ses descendants ont établi plus de 50 écoles et centres de Tai chi pour étendre cette forme d’arts martiaux chinois. De nos jours, dans plus de 150 pays et régions du monde, on a pu dénombrer plus 150 millions de personnes qui pratiquent le Tai Chi. Considéré comme La Mecque pour les adeptes et les pratiquants de Tai chi, le minuscule village de Chenjiagou abrite de nombreux maîtres de cette discipline.

2 – Dengfeng, Henan

Située à Zhengzhou, capitale du Henan Province, la ville de Dengfeng est aussi surnommée : la terre avec le plus grand nombre de garçons robustes. Elle abrite plus de 60 écoles et institutions du Kung-fu. Ceux qui y viennent pourront comprendre à quel point la population locale est enthousiaste pour cet art martial. Le parc est le lieu où l’on rencontre des personnes âgées en train de faire du shadow-boxing, et les jeunes y pratiquent leur Kung-fu. Le prestigieux Temple Shaolin de 1.500 ans, mondialement connu pour être le berceau du Kung-fu Shaolin original, se trouve à Dengfeng. De ce fait, cette ville est considérée comme étant le berceau du Kung-fu le plus influent en Chine. Elle attire des passionnés de kung-fu chinois, et cela de tous les âges.

3 – Cangzhou, Hebei

Reconnue par ses pratiquants de Kung-fu et ses acrobates, la ville de Cangzhou se situe dans le sud la province de Hebei. La population locale a appris le Kung-fu dans le but de se défendre et pour survivre à cause des fréquentes guerres dans les temps anciens. En conséquence, la tradition de pratiquer le Kung-fu a prévalu à Cangzhou. Le Kung-fu de Cangzhou s’est développé surtout au cours de la dynastie Ming, 1368 à 1644, et remonte à la période Printemps et Automnes, c’est-à-dire 770 avant Jésus-Christ à 476 avant Jésus-Christ. C’est à la fin de la dynastie Qing, 1645 à 1911 qu’elle a développé sa renommée localement et à l’étranger. Les 53 écoles de boxe dont elle dispose, représentent 40 % du nombre total en Chine qui est de 129. Ding Faxiang, Huo Diange et Zhang Zhijiang font partie des maîtres de Kung-fu qui ont pratiqué à Cangzhou.

4 – Yongnian, Hebei

Le Tai-chi-chuan est né dans la ville de Handan, province de Hebei et comté de Yongnian. Cette forme d’art martial chinois y est pratiquée par environ 70 % de la population. L’ancienne ville de Guangfu fait la renommée de ce comté, car c’est un lieu de pèlerinage pour les passionnés de Tai chi. Une rivière artificielle entoure la ville qui est réputée comme le berceau des écoles Yang et Wu Tai chi. Depuis plus de 180 ans, la pratique du Yang Tai chi, créé par Yang Luchan pendant le règne de l’empereur Daoguang de la dynastie Qing de 1820 à 1850, a été transmis sur cinq générations. Ce style de Tai chi est le plus influent et le plus populaire style dans le monde. Wu Yuxiang, Li Yishe, Yang Banhou et Hao Weizhen sont d’autres maîtres de Tai chi de Yongnian.

5 – Quanzhou, Fujian

Le Shaolin du Nord et celui du Sud sont deux grandes traditions du Kung-fu Shaolin. Les origines du Kung-fu Shaolin du Sud située dans le sud-est de la province du Fujian, dans la ville de Quanzhou remontent au temps des dynasties Jin et Tang, de 265 à 907. Cet art martial se constitue essentiellement du Wuzu Quan, et rassemble cinq styles différents, notamment les techniques de main de la Grue Blanche, la posture et la puissance dynamique de Luohan, l’agilité et le jeu de jambes du singe, les techniques de la lumière de l’Empereur Tai Tzu et les méthodes de respiration et le corps de fer de Da Mo. La boxe de la grue blanche, créée par Fang Qiniang, une femme artiste martial qui a vécu dans le comté de Yongchun de Quanzhou au cours de la dynastie des Qing, de 1645 à 1911 a engendré le karaté japonais et le Wing Chun. Zheng Chenggong fait partie de certains personnages historiques célèbres de Quanzhou.

6 – Foshan, Guangdong

Le style de Kung-fu du Sud correspond à la ville de Foshan, implantée dans la province du Guangdong. Elle est considérée comme un important pôle économique du delta de la rivière des Perles. Foshan a été le berceau de différentes écoles de Kung-fu prospère, et qui sont devenues célèbres à travers le monde, plus tard. Le système Hung-gar et le Wing Chun en sont un exemple. Hung Hei-Gun a créé la première figure majeure du Kung-fu Shaolin du Sud. Le second, c’est Yim Wing-chun qui l’a élaboré. Institué en 1851 par le maître Zhangyan, le centre des Arts martiaux Hongsheng de Foshan est le premier grand centre de Kung-fu de Chine. Il est reconnu pour avoir fait progresser le Choy Lee Fut, un système d’auto-défense efficace créé par Chan Heung en 1836, dans une forme célèbre et très populaire. De nombreux maîtres de Kung-fu ont côtoyé Foshan, notamment Wong Fei-hung, Hung Gar, et Bruce Lee.

7 – Emeishan, Sichuan

Dans le domaine des arts martiaux en Chine, les trois bases fondamentales sont les disciplines du Kung-fu Emei, le Kung-fu Shaolin et le Kung-fu Wudang. Le Kung-fu Emei est un art dont le nom est inspiré de l’une des quatre montagnes sacrées bouddhistes de Chine, l’Emei, située dans la province du Sichuan. Le Kung-fu Emei a été créée vers la fin des Royaumes combattants entre 476 à 221 avant Jésus-Christ par Situ Xuankong. Il réunit de nombreux styles d’arts martiaux pour devenir une discipline à part entière. Au total, cet art profite de 1.638 modes d’apprentissage, de styles de boxe, mais également d’équipements de combat.

8 – Danjiangkou, Hubei

L’art martial Wudang est une discipline originaire de la ville de Danjiangkou, située dans le Shiyan au coeur de la province du Hubei. En Chine, le mont Wudang est la place taoïste la plus prestigieuse, cultivant une veneration particulière. D’après un ancien adage chinois, le Shaolin règne dans le nord, tandis que le Wudang est souverain dans le Sud. Le Wudang est un patrimoine culturel de l’art martial chinois qui a été fondé par Zhang Sanfeng, un notable taoîste chinois ayant vécu vers 1279 -1368, durant la dynastie Yuan, et vers le début du règne de la lignée Ming, entre 1368 et 1644. On lui doit par ailleurs la naissance des fondamentaux de la boxe Wudang neijia, un art martial associant le traditionnel Shaolin Wushu avec les disciplines Yi Jing et le Dao De Jing, qui sont les meilleurs des classiques chinois. Le kung-fu combinée avec plusieurs méthodes de preservation de la santé donne naissance à la boxe Wudang, une pratique exercée dans le monde entier.

9 – Huaiyang, Henan

Plus de 300.000 personnes, au sein de la localité même, pratiquent une vingtaine de styles d’arts martiaux, qui se trouve dans cette ville. De ce fait, les arts martiaux chinois sont présents dans la de Zhoukou, dans le comté de Huaiyang. Comme la légende le dit, 6.000 ans passés, Fuxi le premier des trois souverains de la Chine ancienne, a installé sa capitale à Wanqiu, qui est devenue Huaiyang de nos jours. Il a établi le principe des Huit Diagrammes de Yin et Yang (Ba gua), fondement théorique des arts martiaux chinois. Il a inventé des armes, et a développé des mouvements de combat dans des routines systématiques.

10 – Bozhou, Anhui

Les formes d’arts martiaux de renom sont nées à Bozhou, une ville se trouvant dans le nord-ouest la province d’Anhui. C’est une ville ancienne avec une histoire de plus de 3.000 ans. Hua Tuo, un médecin chinois de renom durant la dynastie Han de l’Est a établi le Wu quan depuis de cela il y a plus de 1.800 ans. Les bases de cette pratique reposent sur les comportements et les attitudes de cinq animaux, notamment le tigre, le cerf, l’ours, le singe et la grue. Cette discipline est conçue pour améliorer et renforcer la santé, et cela a fait sa renommée. Le Wu quan est pratiqué par plus de 100.000 personnes à Bozhou. Le légendaire sage taoïste Chen Chuan a créé le Liuhe bafa, ou boxe des six unions et des huit méthodes, depuis de cela il y a plus de 1.000 ans à Bozhu.

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